Une petite histoire avant l’article
Il y a des cadeaux qui ne font pas de bruit, et qui, pourtant, laissent une trace indélébile.
Au Festival Nexus, j’ai rencontré un écrivain encore inconnu (au sens le plus simple du terme : pas encore publié, pas encore “installé”, pas encore entouré de tout ce qui accompagne d’habitude un nom d’auteur).
Nous avons échangé quelques mots, puis il m’a tendu son ouvrage : Crayons.
J’ai été touchée par ce geste !
Offrir un texte, c’est offrir quelque chose de fragile et de précieux à la fois… un regard, une sensibilité, une manière de dire le monde.
Et surtout, c’est offrir du temps, celui de l’écriture, puis celui de la lecture.
En rentrant, les phrases sont restées avec moi, pas comme un résumé, ni comme une “idée de contenu”, mais comme une présence.
Il y a des écritures qui se déposent ainsi… elles n’essaient pas de convaincre, elles n’essaient pas de se vendre, elles existent… et c’est exactement pour cela qu’elles méritent d’être lues.
Alors j’ai eu envie de répondre, à ma manière.
Avec ce qui m’accompagne au quotidien : le vivant, les arbres, la botanique, et cette façon qu’ils ont de relier la matière à la mémoire.
Je finalise donc un article inspiré par ce don, un texte où je laisse dialoguer l’écriture et le végétal, la poésie et une approche plus botanique.
Je vous le partagerai ce week-end, ou plus tard si je dois encore ajuster les dernières lignes.
Et, au passage, je souhaite sincèrement à cet auteur de trouver les lecteurs et lectrices que son texte appelle.


